Chronique WTF #14

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Encore des mots, toujours des maux

Toutes les vérités se valent dans l’œil de celui qui les déverse. Cela dit, toute vérité n’est pas bonne à dire. Ce besoin irrépressible de dispenser des enseignements (pas toujours opportuns) est même à l’origine de nombreux maux. À trop jouer les prêcheurs et prêcheuses, on en oublie l’impact de nos assauts oratoires sur ceux qui les subissent. Arrêtons les frais et prenons plutôt le recul nécessaire pour mesurer le (vrai) poids des mots. Ces mots qui ont le pouvoir de tout détruire sur leur passage, laissant une marque à l’encre semi-indélébile.

Certains parents ne peuvent s’empêcher de verbaliser leurs perpétuelles attentes insatisfaites et leurs innombrables espoirs déçus — ce qu’ils auraient aimé pour leur progéniture —, utilisant parfois des mots dont ils ignorent la portée et surtout la violence. Aussi bienveillants soient-ils, leurs mots pèsent sur le cœur, car ils font regrettablement passer leurs enfants pour des déceptions sur pattes. Peut-être devraient-ils se demander de temps à autre s’ils ne sont pas eux aussi une déception pour les autres ?

Merci pas pour moi

Ne sous-estimons jamais la fragilité et la sensibilité des uns et des autres sous prétexte qu’ils arborent une armure. Ce masque qui cache souvent des choses que l’on ne saurait soupçonner agit comme une distraction pour éviter de montrer de quel alliage nous sommes réellement faits. La bonne nouvelle, c’est que nous ne sommes pas nos parents. Nous avons donc la possibilité de faire mieux là où eux ont manqué de ressource et pourquoi pas transmettre à notre tour la vision du monde qui nous semble juste et bienveillante.

Ne nous laissons pas définir par des intentions irréalistes ou épopées chimériques fantasmées par d’autres pour nous. Nous sommes plus que ce que l’on aurait aimé nous voir devenir ! À chacun son histoire. La nôtre ne fait que commencer alors soyons fiers du chemin parcouru. Dieu sait si nous vivrons un autre jour pour nous en féliciter… Pour ma part,  je ne serai l’échec de personne. Les critères de réussite n’étant que subjectivité, il serait dommage de les laisser s’élever au rang de parole d’évangile.

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