Détox digitale : Le bonheur du calme

Moi, hyperactive ? Je ne crois pas. Même s’il m’arrive très souvent de ne pas avoir de temps pour moi (certaines journées deviennent vite intenses sans que je sache trop pourquoi). J’essaie donc, autant que faire se peut, de m’accorder de moments de pause sans lesquels je me désintègrerais probablement… Mais est-ce bien suffisant ? J’ai beau me dire que ça ira mieux après une coupure, qui se révèlera bien trop brève à la fin, je réalise que prendre le temps, se poser vraiment, eh bien c’est toute une logistique.

Pour commencer, j’ai appris à décrypter les signaux qui me disent qu’une pause s’impose. Irritabilité, épuisement physique et émotionnel (on est tellement à bout qu’on en arrive à pleurer sans raison particulière), incapacité à réfléchir, impatience face à la futilité de certaines situations (que l’on trouverait d’ordinaire drôles), sensation d’être sous l’eau, noyé sous une pile de choses que l’on se croit obligé de faire, envie subite de prendre congé d’à peu près tout le monde… Autant de manifestations épidermiques qui montrent qu’il est plus que temps de réagir.

Je n’ai pas encore trouvé de remède miracle, mais j’ai testé (et approuvé) quelques trucs qui m’aident à me distancer et souffler un bon coup :

  • Annoncer la couleur en formulant calmement son besoin (si possible avec des pincettes). Ce n’est pas toujours facile car les gens auront tendance à le prendre personnellement voire contre eux, quand ils pourraient faire preuve de compréhension sans chercher à tout prix à nous apporter une solution que l’on essaie de trouver en nous-même et par nous-même (on sait encore ce qui est bon pour nous, merci). Et si en dépit du bon sens,  la pilule peine à passer, réitérer son besoin puis tout couper sans crier gare. Pourquoi laisser la méthode douce empiéter sur le temps pour soi qui nous fait déjà défaut ?
  • Faire une activité sans finalité ou des gestes presque machinaux qui débranchent le cerveau (imaginez un interrupteur dont vous auriez la maîtrise absolue) et font du bien. Dessiner, chanter, se faire les ongles… tous les prétextes sont bons !
  • Trouver un coin de verdure, un endroit paisible, s’envelopper de pensées positives et apaisantes pour recharger les batteries à bloc et s’assurer un effet bonne mine garanti.
  • Retrouver le sens du réel et oublier les réseaux sociaux en passant. Ils se porteront bien avec ou sans vous.
  • Passer en mode avion ou éteindre complètement son téléphone. Radical certes, mais on ne risque pas d’être perturbé pendant le temps de déconnexion que l’on jugera nécessaire.

Vous l’aurez compris, avec un peu d’entraînement et une bonne dose de discipline (votre cerveau opposera certainement de la résistance), il est possible de s’accorder du temps, même si ce ne sont que 5 à 10 précieuses minutes par jour.

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