Les zombies et moi, toute une histoire !

Le mode zombie. Je l’active généralement face à ces situations saugrenues de la vie qui nous vident de toute énergie et nous laissent abasourdis. Là sans être là, regard vide, expression figée, et légers grognements en guise de réponse. J’adopte la posture du parfait zombie pour rester impassible en attendant que ça passe. Mais n’est pas zombie qui veut. Alors quand le naturel vivant revient au galop, je trouve un autre terrain de jeu en invitant les zombies dans mes lectures.

Zombie land

Voilà déjà 27 tomes qu’ils ont envahi ma bibliothèque. Vous les trouverez sous la lettre T. The Walking Dead. Longtemps après l’effervescence collective autour des zombies de Robert Kirkman et ses acolytes, j’ai voulu comprendre le pourquoi de tout ce foin en me laissant happer par l’histoire de ce groupe de gens, tout ce qu’il y a de plus ordinaire, qui se retrouvent plongés dans un monde post-apocalyptique occupé par les morts-vivants.

Mélange de plus en plus déconcertant de rebondissements WTF et de non-sens à mesure que le récit avance, The Walking Dead est l’exemple typique de la surexploitation d’un filon qui a tellement fonctionné qu’il se voit refuser une fin honorable — ou tout simplement raisonnable — et c’est très dommage pour cette histoire qui se tenait si bien jusqu’à… l’arrivée à Washington (tout est parti en cacahuète à partir du tome 12 selon moi). À force de tirer sur la corde et pousser le bouchon toujours trop loin, la série de comic books a perdu l’essence même de ce qui avait fait son succès.

Un code inlassablement repris et gratté jusqu’à l’os : des zombies, une population en danger, un leader plus ou moins naturel et un méchant qui monte crescendo. Malgré toute la motivation du monde, le caractère répétitif et bourratif de la BD aura eu raison de moi. Même Rick Grimes, personnage central, plus survivant que la survivance elle-même a fini par me taper sur le système. Whaaaaat ?

Quid de la série

Je ne suis pas particulièrement fan des adaptations de livres en série ou film, mais comme je suis d’un naturel curieux, j’adore remonter à la source et partir à la chasse à la pépite. C’est toujours intéressant de pouvoir comparer les loupés, les réussites, les égarements et les éclairs de génie impromptus (c’est ça qui est bon).

De la série The Walking Dead, je n’ai vu que le premier épisode. Et même si je n’ai pas du tout accroché — rythme quasi inexistant et développement trop languissant —, j’ai été impressionnée par le travail de casting et le souci du détail. Les personnages sont très ressemblants et la trame de l’histoire reste assez fidèle malgré quelques prises de liberté visiblement assumées.

The End (ou pas)

Bon, j’ai peut-être été un peu dure dans ma revue, mais c’est surtout l’expression d’un ras le bol d’un système qui existait déjà bien avant ces pauvres Walking Dead. En réalité, j’ai beaucoup aimé la BD, qui a su me tenir en haleine 11 tomes d’affilée. Ce que j’ai le plus apprécié ? Le choix du noir et blanc (ou plutôt des « niveaux de gris » pour être plus précise) qui donne une certaine puissance au coup de crayon et laisse notre imaginaire apporter cette touche de couleur qui donne vie aux scènes sanglantes.

Le tome 28 me fait de l’œil depuis sa sortie en octobre dernier. Je mentirais si je disais que je ne le lirai pas (je finis toujours par aller au bout de ce que je commence) mais pour l’heure, couchés les zombies !

Petit tour d’horizon à travers six couvertures (tome 22 à 27)

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