Le monde merveilleux des chats

Tout le monde veut devenir un cat
Parce qu’un chat quand il est cat
Retombe sur ses pattes1

Aujourd’hui je vous parle de ma phobie des chats. Socialement inavouable, souvent moquée et inlassablement réduite au rang de simple « délire », elle est pourtant bien réelle et pas plus ridicule qu’une autre. D’ailleurs, pour ceux qui poufferaient de rire en silence ou qui se retrouveraient les yeux écarquillés d’étonnement à la lecture du mot chat, sachez que oui on peut avoir une peur instinctive, angoissante et irrationnelle des chats. Elle porte même un nom : l’ailurophobie.

Vous vous souvenez de la scène du thé dans le dessin animé Alice au pays des merveilles ? Invitée à prendre le thé en compagnie du lièvre de Mars et du Chapelier fou, Alice raconte une histoire à propos de son chat Dina. C’est alors qu’une petite souris qui sommeillait dans la théière s’écrit « chat-chat-chaaaat ? » et se met à courir dans tous les sens, totalement désorientée, en renversant tout sur son passage. Les hôtes d’Alice se lancent aussitôt à sa poursuite et finissent par la tranquilliser en lui tartinant de la confiture sur le museau.

Eh bien cette souris, c’est moi.

Heureusement, entendre le mot « chat » a plus tendance à m’agacer qu’à m’oppresser vu sa récurrence dans les sujets de conversation. Sans oublier la littérature qui ne nous épargne pas non plus. Combien d’expressions de la vie courante tournent autour des chats ? Avoir des yeux de chat. Avoir un chat dans la gorge. Donner sa langue au chat. Avoir d’autres chats à fouetter. Pas de quoi fouetter un chat. Pas un chat. Comme chien et chat. Appeler un chat un chat. Jouer à chat perché. Jouer au chat et à la souris. Retomber comme un chat sur ses pattes. Pipi de chat. Vie de chat…

Au secours !

Vous l’aurez compris, entre les chats et moi, ce ne sera jamais le grand amour. J’ai même découvert que j’en étais physiquement allergique. Tels Roméo et Juliette, notre histoire était condamnée avant même de commencer. Hélas, trois fois hélas ! Tant qu’il y aura des hommes, il y aura des chats. Je me dois donc de garder ma phobie « sous contrôle » tout en composant avec les pressions extérieures. Sur un bon jour, ma peur oscille entre 5 et 6 sur une échelle de 12. Ce qui me permet par exemple de trouver « mignon » un chat(on) en photo (enfin, sauf les tigrés qui pour le coup me tétanisent) ; d’éclater de rire devant une vidéo de chat se livrant à une chorégraphie (un faux chat donc) ; ou encore de pousser le vice jusqu’à affronter seule un gang de matous dans une ruelle. C’est tout ce que mon courage force 4 me permet de faire à l’heure actuelle et c’est déjà pas si mal.

Amis ailurophobes, le combat continue !

1 Les Aristochats

Vous aimerez aussi

2 commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *